UNESCO Banner

DIRECTOR-GENERAL OF UNESCO

Réponse au débat de politique générale de la 34e session de la Conférence générale de l’UNESCO

Réponse au débat de politique générale de la 34e session de la Conférence générale de l’UNESCO
  • © UNESCO/D. Matar

« Je mesure avec une immense satisfaction votre volonté commune de porter les idéaux de l’UNESCO en première ligne de l’action internationale et du système des Nations Unies. Soyez assurés que je n’épargnerai aucun effort pour que notre Organisation se montre à la hauteur des ambitions que vous avez pour elle. A cet égard, les encouragements et le soutien que vous m’avez témoignés sont une source incomparable de réconfort. Je pense notamment à l’adoption consensuelle du plafond budgétaire ou du soutien au processus de réforme interne. Vous avez été nombreux à m’inviter à les poursuivre, voire les renforcer. Soyez assurés que ma détermination demeure intacte à cet égard. »

C’est par ces mots que Koïchiro Matsuura a, le 24 octobre 2007, débuté sa réponse au débat de politique générale de la 34e session de la Conférence générale de l’UNESCO.

Devant les désormais 193 Etats membres de l’Organisation, le Directeur général a évoqué et commenté l’ensemble des thèmes abordés par les 196 orateurs, dont sept chefs d’Etat et de gouvernement, qui se sont exprimés tout au long du débat de politique générale (voir les Flash Info et communiqués de presse publiés à la suite de ces visites officielles).

M. Matsuura a ainsi noté la satisfaction exprimée au plus haut niveau sur des politiques, stratégies, initiatives présentées à l’Assemblée générale. Il en a été ainsi notamment de la reconnaissance unanime de l’importance d’un renforcement des capacités sur le terrain, en particulier pour que l’UNESCO puisse pleinement prendre sa part à dans le processus de réforme du système des Nations Unies ; de l’accueil favorable réservé aux deux nouveaux projets de C/4 et C/5 plus cohérents entre eux et davantage centrés sur un nombre limité de grands objectifs stratégiques ; ainsi que de l’accord unanime autour des deux grandes priorités qui ont été retenues dans le projet de 34 C/4 : l’Afrique et l’égalité entre les sexes.

Il en a été de même du soutien aux cinq fonctions qui permettront à l’UNESCO de conduire son action dans les années à venir (voir Flash Info n°132-2007). « (…) j’entends là un encouragement très marqué à poursuivre nos efforts en faveur du renforcement de l’intersectorialité et de l’interdisciplinarité au sein de l’Organisation. L’UNESCO, comme vous le savez, est organisée selon une structure verticale autour de cinq secteurs de programmes. Elle dispose ainsi d’un savoir et d’une expertise sectorielle qui font sa force en tant qu’agence spécialisée. Cette expertise doit sans cesse être renforcée. Mais l’UNESCO doit aussi devenir une organisation matricielle (« matrix Organization »), qui puisse fonctionner de manière transversale pour tenir pleinement compte de la dimension holistique des questions traitées. On le voit bien lorsqu’il s’agit du VIH et du sida, de l’éducation au service du développement durable, des actions à mener pour faire face aux situations de post-conflit et de post-catastrophe, du changement climatique, de l’aide aux petits États insulaires en développement, des langues et du multilinguisme, du dialogue entre les civilisations et les cultures, et de la culture de la paix. Aussi nos plates-formes intersectorielles seront-elles, avec votre soutien, la réponse adaptée à cette juste et nécessaire exigence au cours du prochain biennium. Elles illustrent la manière dont nous pouvons ajuster les structures aux exigences stratégiques », a-t-il déclaré.

Dans le domaine de l’éducation, M. Matsuura s’est félicité de la réaffirmation unanime que « l’éducation de qualité pour tous est, et doit demeurer, la principale priorité de l’UNESCO », et a accueilli avec satisfaction les témoignages de certains pays qui fait des avancées significatives dans l’Education pour tous, tout en notant les difficultés que rencontrent encore d’autres pays en développement et pour lesquels une attention renforcée et une mobilisation accrues sont nécessaires. La question du changement climatique et de ses conséquences sur le développement est également un sujet de préoccupation commune, exprimé par de nombreux intervenants, à cet égard, M. Matsuura a insisté sur le rôle décisif de l’éducation au développement durable, qui fait actuellement l’objet d’une décennie des Nations Unies qui doit permettre à l’UNESCO, en tant qu’agence chef de file, d’attirer l’attention de la communauté internationale dans ce domaine.

L‘approche multidisciplinaire adoptée par l’UNESCO et la mise en place de plateformes multisectorielles sont pour M. Matsuura un atout majeur pour les interventions de l’UNESCO dans le domaine des sciences et de la technologie, de l’eau, de la protection de la biosphère et aussi dans le domaine des sciences sociales et humaines, deux secteurs de programmes qui ont un rôle moteur à jouer en faveur du développement durable. Il s’est félicité, à cet égard, du soutien qui a été apporté à cette approche.

Le Directeur général s’est également réjoui qu’ un grand nombre d’orateurs ait partagé sa conviction que la culture et plus particulièrement la protection du patrimoine culturel, sous ses différentes formes –matérielles, naturelles, immatérielles, subaquatiques - ; le multilinguisme ; le dialogue interculturel, sont des éléments indispensables pour les objectifs de développement et de paix. Il a, à cette occasion, en réponse au souhait formulé à plusieurs reprises de renforcer les initiatives en faveur du dialogue interculturel, annoncé la signature prochaine d’un Mémorandum d’accord de coopération entre l’UNESCO et l’Alliance des Civilisation. Accord qui aura pour but de définir un nombre réduit d’objectifs stratégiques communs à atteindre à moyen terme.

Le Directeur général a terminé son tour d’horizon de l’ensemble des secteurs de programmes et de l’état d’avancement des réformes engagées pour rendre l’UNESCO plus efficace et mieux adaptée au contexte actuel, par un vibrant hommage à l’esprit de consensus qui a présidé tout au long des travaux en Commissions. « Notre détermination à atteindre le consensus est à mes yeux ce qui illustre le mieux notre désir de travailler ensemble. Consensus budgétaire certainement. Mais avant tout consensus intellectuel autour de sujets difficiles. Soyons fiers de la façon dont nous parvenons au sein de notre Organisation à toujours privilégier ce qui nous rassemble plutôt que ce qui pourrait nous diviser. Je vous invite à continuer à travailler ensemble sur cette voie », a-t-il déclaré.

  • Author(s):Office of the Spokeswoman
  • Source:Flash Info N° 157-2007
  • 25-10-2007
Europe and North America Latin America and the Caribbean Africa Arab States Asia Pacific