United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization

L’UNESCO et l’UEMOA renforcent leur coopération

Le Président de la Commission de l’Union «économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), M. Soumaïla Cissé, et le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, ont procédé le mercredi 29 novembre 2006 à la signature d’un accord de coopération entre les deux institutions qui s’étendra entre autres aux domaines de l’éducation ; des sciences et de la technologie ; de la culture ; de la communication et l’information ; de l’environnement ; du dialogue des civilisations.

M. Matsuura s’est réjoui de la conclusion de cet accord qui va « contribuer à donner un plus grand élan à la coopération existant entre l’UNESCO et l’UEMOA en lui donnant une base formelle ». Le Directeur général a souligné l’importance « cruciale pour l’UNESCO de pouvoir intervenir dans ses domaines de compétences, non seulement aux niveaux national et régional, mais aussi au niveau sous-régional ». A cet égard, a-t-il ajouté, « l’UEMOA qui couvre 8 pays de l’Afrique de l’Ouest (le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo) est pour l’UNESCO un partenaire indispensable, dont les objectifs sont en parfaite résonnance avec ceux de l’UNESCO. »

Le Directeur général a également remercié les Ambassadeurs auprès de l’UNESCO des pays membres de l’UEMOA de leur présence à cette cérémonie de signature qui « illustre leur engagement à mettre en actes la devise de l’UEMOA : Réussir ensemble l’intégration ». « Nous devons donner un élan plus grand à la dimension sous-régionale de notre coopération. Cette nouvelle coopération conjuguée avec celle que nous menons avec la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) permettra, en liaison avec les bureaux multi-pays de l’UNESCO d’Accra, Bamako et de Dakar, ainsi que du bureau national d’Abuja, d’agir de façon efficace et adaptée aux besoins réels », a-t-il déclaré. M. Matsuura a également saisi cette occasion pour informer les participants que « dans le cadre de la prochaine stratégie à moyen-terme de l’UNESCO, la priorité, en ce qui concerne l’Afrique, sera d’accompagner l’Union africaine, les communautés économiques régionales, les organisations d’intégration régionale et les Etats membres dans la mise en œuvre de la seconde décennie pour l’éducation en Afrique ».

M. Soumaïla Cissé a fait part de sa vive satisfaction de voir les liens entre l’UEMOA et l’UNESCO être formalisés par la signature d’un accord qui va permettre « d’unir les efforts afin de mener à bien notre ambition commune de construire la paix en Afrique à travers l’éducation, les sciences et la culture ». Il s’est également réjoui de voir ainsi rapidement mise en œuvre une recommandation du FOSRASUN appelant l’UNESCO et les communautés économiques régionales à signer des accords débouchant sur des actions communes concrètes et des de coopération renforcée ». M. Cissé s’est réjoui de la présence à cette cérémonie de nombreux ambassadeurs africains, « véritable témoignage d’optimisme partagé ».

A cette occasion, il a rappelé sa conviction que « seuls les projets de développement économique et social qui placent l’homme au cœur de leur démarche, atteindront leur objectif ». « C’est la raison pour laquelle nous sommes si attachés à agir dans les domaines prioritaires que sont l’enseignement et la culture », a-t-il ajouté.

En marge de cette cérémonie de signature, M. Matsuura et

M. Cissé ont eu un entretien bilatéral au cours duquel a notamment été évoqué le rôle actif joué par le BREDA dont les capacités viennent d’être renforcées et les bureaux multi-pays de l’UNESCO en Afrique qui seront les partenaires privilégiés de l’UEMOA pour ma mise en œuvre des projets.

Author(s): Office of the Spokesperson - Source: Flash Info N°192-2006 -  Publication Date: 01-12-2006

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