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DIRECTOR-GENERAL OF UNESCO

L’UNESCO se prépare à célébrer le dixième anniversaire de la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’homme

Adoptée en 1997 par la 29e session de la Conférence générale de l’UNESCO et endossée l’année suivante par l’Assemblée générale des Nations Unies, la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’homme a constitué un texte pionnier en matière de bioéthique.

Le Directeur général de l’UNESCO, dans la perspective des célébrations du dixième anniversaire de la Déclaration qui auront lieu en octobre 2007 lors de la 34e session de la Conférence générale, a constitué un groupe ad hoc d’experts qui ont été étroitement associés à la préparation de la Déclaration de 1997 ainsi qu’à l’action de l’UNESCO dans le domaine de la bioéthique tout au long de la décennie.

Ce groupe ad hoc, qui rassemble Monsieur Hector Gros Espiell (Uruguay), Madame Nouzha Guessous-Idrissi (Maroc), Monsieur Ryuichi Ida (Japon), Madame Michèle Jean (Canada), Monsieur Michael Kirby (Australie), Monsieur Georges Kutukdjian (Liban), Madame Michèle Lenoir (France) et Monsieur Michel Revel (Israël), était réuni pour réfléchir sur la manière la plus opportune de célébrer cet anniversaire ainsi que sur l’actualité et la pertinence de la Déclaration de 1997, ses liens avec la Déclaration internationale sur les données génétiques humaines de 2003 et la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme de 2005, et les meilleures façons de renforcer leur impact.

« Si l’on envisage maintenant l’ensemble du travail normatif accompli par l’UNESCO, y compris la Déclaration de 2005, on constate que dans bien des pays, leurs principes sont désormais davantage traduits dans les législations et réglementations nationales. Mieux encore, ils sont souvent à l’origine de la création de comités nationaux de bioéthique ou de conseils nationaux de recherche sur la santé, là où les Etats souffrent de faibles infrastructures en matière de bioéthique. Aux yeux de l’UNESCO, qui œuvre en faveur du renforcement des capacités, du développement de l’éducation à la bioéthique et de l’aide à l’élaboration de politiques scientifiques, notamment dans les pays en voie de développement, c’est donc une réelle satisfaction que de constater à quel point ces trois déclarations ont grandement sensibilisé les décideurs politiques nationaux et la communauté internationale aux questions d’éthique », a déclaré M. Matsuura.

Le Directeur général a souligné que dans un contexte où la recherche scientifique faisait face à des questions éthiques nouvelles, il était devenu important « d’évaluer l’impact de ces différents instruments normatifs, peut-être de les réviser, et de réfléchir aux différents domaines de recherche que nous n’avons pas encore couverts pour mieux répondre aux défis de ce siècle. Les progrès en matière de recherche génétique, par exemple, ne cessent de s’accélérer, soulevant de nouvelles interrogations scientifiques et éthiques. Il nous faudrait donc peut-être reprendre certaines questions, telles que celles relatives au développement de banques de données génétiques, qui étaient tout juste émergentes au moment de la rédaction de la Déclaration en 1997. D’autres avancées scientifiques récentes, liées notamment aux biotechnologies et aux techniques de procréation médicalement assistées, reportent elles aussi sans doute le problème éthique vers des questions encore inattendues », a-t-il précisé.

En conclusion, M. Matsuura a formé le vœu que cet anniversaire soit « un moment partagé de bilan rétrospectif, mais aussi de réflexion prospective tournée vers l’avenir. »

  • Author(s):La Porte-parole
  • Source:Flash info n°161-2006
  • 17-10-2006
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