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DIRECTOR-GENERAL OF UNESCO

Présentation des propositions préliminaires de stratégie à moyen terme (2008-2013) et de programme et de budget (2008-2009)

Le jeudi 5 octobre, le Directeur général de l’UNESCO a présenté au Conseil exécutif ses propositions préliminaires concernant le projet de stratégie à moyen terme pour 2008-2013 (34 C/4) et le projet de programme et de budget pour 2008-2009 (34 C/5).

A cette occasion, M. Matsuura a développé les grandes orientations de ces deux projets, également importants, pour la définition des priorités assignées à l’UNESCO dans les années avenir.

Le Directeur général s’est tout d’abord appliqué à expliquer comment les propositions préliminaires de 34 C/4 et C/5 répondaient aux attentes exprimées par les Etats membres. Il a évoqué le large processus de consultation qui avait été lancé en amont de la préparation de ces documents, se réjouissant de l’apport considérable des résultats de ces consultations.

M. Matsuura a ensuite abordé la question cruciale de l’établissement des priorités pour les 6 prochaines années, et la façon dont elles sont prises en compte dans le projet de C/4 tant en termes de fonctions que d’action. A cet égard, il a souligné l’attention particulière portée au rôle de l’UNESCO en termes de développement des compétences. Il a également précisé que ce projet constituait la feuille de route de la contribution de l’UNESCO aux objectifs internationaux de développement pour les six prochaines années.

Le troisième point abordé par le Directeur général portait sur les conséquences que la réforme en cours des Nations Unies auront sur l’UNESCO. Tout en rappelant qu’à ce stade les propositions finales n’étaient pas encore connues, M. Matsuura s’est déclaré convaincu qu’un certain nombre de nos modalités opératoires devront être ajustées à la lumière de la réforme.

Le dernier point de l’intervention de M. Matsuura a porté sur la préparation du budget et les différentes options soumises à l’appréciation des Etats membres. Le Directeur général a tout d’abord insisté sur le fait que l’UNESCO, au cours des 20 dernières années, avait subi à chaque nouvel exercice budgétaire une érosion sensible de son volume de ressources, alors même que son intervention était jugée plus que jamais nécessaire.

Le Directeur général a poursuivi en rappelant que, au cours du 33 C/5, du fait d’un budget à croissance nominale zéro, un montant de 57 millions de dollars avait du être absorbé afin de couvrir les augmentations et les ajustements statutaires ainsi que certaines dépenses obligatoires. Ce qui avait eu pour conséquence d’énormes sacrifices : 16 millions en coûts de personnel (28 %) et 41 millions en coûts d’activités (72 %), dont 24 millions sur les activités de programmes.

« Si j’étais confronté à un tel scénario, je ne pourrais plus, comme je l’ai fait au cours des exercices budgétaires précédents, réaliser de telles économies d’échelle, et absorber les quelques 25 millions nécessaires ». « Il me faudra, si tel est votre choix, vous proposer des suppressions de pans entiers d’activités, dans des domaines qui me semblent pourtant, après avoir entendu vos débats, nécessiter une action importante de la part de l’UNESCO. Vous avez été nombreux à le souligner hier, au cours du débat thématique : le rôle de l’UNESCO doit être renforcé ; mais il doit être assorti des moyens nécessaires pour ce faire », a-t-il ajouté.

M. Matsuura a mis en garde sur le risque de fragilisation de l’Organisation en termes de ressources humaines qui « risque à présent de nous placer dans une difficulté structurelle d’exécution extrêmement grave ».

Invitant les Etats membres à prendre en compte les avantages et inconvénients de chacune des 3 options présentées, le Directeur général a estimé que « une augmentation de 1,6 % en volume par rapport au budget de croissance réelle zéro injectée dans la priorité principale de notre Organisation ne me semble pas déraisonnable. La communauté internationale n’a cessé de le rappeler tout au long de cette année, et réaffirmé avec force lors du Sommet du G8 à St Petersbourg : l’éducation est la clé du développement durable, de la démocratie, de la liberté individuelle et collective. »

« L’éducation est l’avenir du monde. Elle mérite plus que des déclarations. Elle mérite le signe tangible de votre soutien » a-t-il déclaré avant d’inviter les membres du Conseil à donner à l’UNESCO une « base solide », lui permettant « d’anticiper les ajustements que la réforme des Nations Unies imposera » et « d’éviter de s’affaiblir davantage ».

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Le texte intégral de l’intervention du Directeur général, qui a fait l’objet d’une première distribution par voie électronique, est accessible à partir du site de l’UNESCO dédié au Conseil exécutif.

  • Author(s):La Porte-parole
  • Source:Flash info n°152-2006
  • 06-10-2006
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