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DIRECTOR-GENERAL OF UNESCO

Les technologies de l’information dans l’éducation à l’agenda de la XIe Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement ayant le français en partage (Bucarest, Roumanie)

Le Directeur général de l’UNESCO est intervenu lors de la séance officielle d’ouverture de la XIe Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement ayant le français en partage qui réunit à Bucarest, Roumanie, les chefs d’Etat et de gouvernement des 63 pays membres de l’Organisation.

Koïchiro Matsuura, à cette occasion, a développé la vision de l’UNESCO du rôle croissant joué par les technologies de l’information dans l’éducation. Il s’est réjoui que cette thématique ait été inscrite à l’ordre du jour du Sommet au moment où « Avec les bouleversements issus de la troisième révolution industrielle – celle des nouvelles technologies –, la formation des individus et des groupes, les avancées scientifiques et techniques et les modes d’expression culturelle ne cessent d’évoluer dans le sens d’une interdépendance croissante. La notion de savoir est au cœur de ces mutations, devenant l’objet d’immenses enjeux économiques, politiques et culturels ».

Après avoir rappelé les conclusions du récent rapport mondial de l’UNESCO intitulé Vers les sociétés du savoir, et les conclusions du Sommet mondial de l’information, qui soulignent l’importance de la mise en commun des informations et bonnes pratiques, essentielle à la production du savoir et à l’accès à ce savoir, le Directeur général a estimé que « Les nouvelles technologies sont dans ce contexte un outil exceptionnel, puisqu’elles ont le potentiel de rendre accessibles tout autour globe une infinité d’informations et de connaissances. Leur impact possible dans le processus d’enseignement et d’apprentissage et la prestation de services éducatifs est par conséquent immense », a-t-il déclaré.

M. Matsuura s’est ensuite livré à un triple constat. Premièrement, « l’éducation ne peut plus, aujourd’hui, se concevoir comme étant le seul apanage du système scolaire formel ; il importe de prendre acte du formidable impact, en particulier auprès des jeunes, des nouvelles technologies de l’information et de la communication ». Deuxièmement, « si nous souhaitons que l’éducation soit effectivement culturellement adaptée, accessible à tous sans exclusion ni discrimination, capable de répondre aux besoins du monde de demain et à la portée économique de chacun, il nous faut sans tarder exploiter toutes les modalités et outils d’apprentissage disponibles, et réaliser les investissements appropriés ». Enfin, « Il faut veiller à ce que les contenus, compétences et valeurs transmis par ceux-ci forgent des citoyens responsables qui œuvreront pour la paix, la tolérance, la démocratie, la sécurité et la compréhension internationales ainsi que pour le développement social, économique et culturel de leur pays ».

« Face à la masse d’informations désormais disponibles, les systèmes éducatifs devront sans doute relever de nouveaux défis : trouver et évaluer de manière critique les informations sera sans aucun doute l’une des compétences majeures de l’élève du XXIe siècle, qui devra savoir les réutiliser pour élaborer ses propres idées et trouver des solutions créatives adaptées à ses réalités locales. » M. Matsuura a illustré ses propos par des exemples concrets d’actions menées par l’UNESCO dans ce domaine. Il a ainsi évoqué les programmes développé par l’Organisation en faveur du multilinguisme, de la diversité culturelle, de l’éducation de qualité, de la formation à distance, ainsi que les activités liées au secteur de la communication, de la libre circulation des idées, de la liberté d’expression et de la presse. « Autant d’exemples qui illustrent à la fois le potentiel, mais aussi le chemin qui reste à parcourir, afin d’exploiter pleinement les technologies de l’information et de la communication au service de l’éducation, de l’interculturalité et de la multiplication des échanges. »

En marge du Sommet, le Directeur général a eu des entretiens bilatéraux avec le Président de la République roumaine, M. Basescu, ainsi qu’avec la Ministre-Présidente du Gouvernement de la Communauté francophone de Belgique, Mme Arena, afin d’évoquer le renforcement des relations de coopération. Le Directeur général a également eu l’occasion de s’entretenir, au cours d’un déjeuner de travail, avec de nombreux Chefs d’état ainsi qu’avec le Président de l’Organisation internationale de la Francophonie, M. Abdou Diouf.

  • Author(s):La Porte-parole
  • Source:Flash info n°147-2006
  • 29-09-2006
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