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DIRECTOR-GENERAL OF UNESCO

« Le Partage du savoir : toujours pour demain ? » thème des Entretiens du XXIème siècle (25 septembre 2006)

Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a ouvert le 25 septembre 2006 au Siège de l’Organisation la séance des Entretiens du XXIe siècle consacrée au thème « Le Partage du savoir : toujours pour demain ? ».

Cette séance, qui faisait suite à la publication du Rapport mondial de l’UNESCO

« Vers les sociétés du savoir », présenté en novembre 2005 lors du Sommet mondial de Tunis sur la Société de l’information, se tenait en présence de trois personnalités: Madame Nouzha Guessous Idrissi (Maroc), présidente du Comité international de bioéthique (CIB) de l’UNESCO, Monsieur Boutros Boutros-Ghali (Egypte), ancien Secrétaire général des Nations Unies, et Monsieur Jacques Attali (France), président de PlaNet Finance.

« Nous sommes réunis pour discuter de l’avenir d’une hypothèse : celle que le potentiel de développement d’une société dépend moins de ses richesses naturelles que de sa capacité à créer, à innover et à partager ses connaissances. », a d’abord souligné le Directeur général.

S’interrogeant sur la mobilisation des savoirs dans la lutte contre la pauvreté, et sur les degrés d’accessibilité du savoir, M. Matsuura a fait valoir que l’émergence des sociétés en réseaux encourageaient l’essor de nouvelles formes d’organisation productive, fondées sur l’échange et la collaboration au sein de même communautés de partage, favorables à l’innovation : « ces nouvelles pratiques nous permettent d’espérer qu’on saura trouver un juste équilibre entre la protection des droits de propriété intellectuelle, nécessaire à l’innovation, et la promotion du savoir appartenant au domaine public », a-t-il notamment souligné.

Enumérant les nombreux obstacles qui continuent cependant de s’opposer au partage du savoir - fracture numérique, fracture de la connaissance, concentration des savoirs, fuite des cerveaux, inégalités sociales et de genre -, M. Matsuura a appelé à une participation active de chacun aux sociétés de la connaissance : « Pour surmonter tous ces obstacles, les sociétés vont devoir investir massivement dans l’éducation pour tous tout au long de la vie, dans la recherche, dans l’info-développement, et dans l’essor de « sociétés apprenantes ». Elles vont devoir également mieux respecter la diversité des cultures cognitives et des savoirs, car ceux-ci incluent l’immense continent souvent méconnu des savoirs locaux, traditionnels et autochtones, ainsi que des savoir-faire », a-t-il ainsi déclaré.

Enfin, le Directeur général s’est déclaré convaincu que le partage du partage n’était pas tant un problème que la solution aux problèmes du développement : « Le partage du savoir ne saurait se limiter uniquement à la création de nouveaux savoirs, à la promotion du savoir appartenant au domaine public ou à la réduction de la fracture cognitive. Il implique non seulement l’accès universel au savoir, mais aussi une participation active de chacun aux sociétés de la connaissance qui naissent sous nos yeux. En ce sens, le partage du savoir sera la clef des démocraties participatives et citoyennes de demain », a-t-il conclu.

  • Author(s):La Porte-parole
  • Source:Flash info n°146-2006
  • 25-09-2006
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