UNESCO: United Nations Educational Scientific and Cultural Organization

The Organisation

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Samuel Mawete

Marié, père de 5 enfants, le Professeur Samuel MAWETE est né le 9 mars 1954 à Brazzaville (Congo). Il a fait ses études primaires et secondaires à Brazzaville de 1960 à 1970.
Il poursuivra ses études supérieures en France et au Congo, sanctionnées par l’obtention d’un Doctorat d’Etat en Sciences de l’Education. Le sujet de sa thèse d’état a porté sur : « La culture de la paix en tant que programme éducatif de l’Unesco. Enjeux, réalisations et perspectives » sous la direction du Professeur Louis MARMOZ de l’UNESCO.
Enseignant permanent à l’Université Marien Ngouabi du Congo et à la chaire Unesco de Brazzaville, il est actuellement consultant à l’Unesco et au PNUD (Bureaux de Brazzaville).

Auteur d’un ouvrage intitulé : « L’éducation à la culture de la paix en Afrique subsaharienne. Enjeux et perspectives » publié en 2004, aux Editions l’Harmattan, il mène une étude sur « l’éducation à la citoyenneté, aux valeurs civiques et à la paix des Ex-combattants dans un pays en situation post-conflit » sur la demande de l’Unesco et le PNUD, bureaux de Brazzaville.
«L’Unesco et la culture de la paix »

L’émergence de la culture de la paix en tant que nouveau savoir, né des déchirements des sociétés et de l’exercice de la violence et basée sur l’acceptation des valeurs telles que : la tolérance, la compréhension mutuelle, la solidarité, la démocratie, la justice, l’égalité, etc. qui constitue aujourd’hui, un point de non-retour pour l’humanité entière, a été considérée par l’Unesco comme l’un de ses axes prioritaires et la clé de voûte de son programme depuis sa création jusqu’à ce jour. Et pour que cette réalité ne soit vaine et ne devienne un rêve de philosophe, il fallait que tout être humain intériorisa dans toutes les fibres de sa personnalité, cette valeur qu’est la culture de la paix. C’est dans cette optique que l’Unesco a fait de l’éducation le premier instrument de construction de cette culture, afin que les nations et les sociétés apprennent à vivre ensemble en paix.

Ainsi perçu, le partage de grands idéaux que sont les droits de l’homme, la tolérance, la solidarité, la compréhension mutuelle, la paix, etc. ne pouvait être dans cette éducation, réductible à une simple transmission des connaissances, d’opérations cognitives, à la suite desquelles les comportements et les attitudes découleraient de soi. Leur assimilation, leur intégration et leur application dans la vie de tous les jours supposent un long cheminement d’attitudes et de comportements propres à cultiver la compréhension et le respect de ses semblables.
Mais cette quête perpétuelle de la paix de l’Unesco et son désir de vouloir former un type nouveau de citoyen mondial, capable de vivre et d’agir dans un environnement multiculturel, un citoyen capable de croire et d’adhérer profondément aux valeurs dites universelles ne s’est pas fait d’un seul trait et la culture de la paix en tant que discipline et programme de l’Unesco ne s’est pas constituée sans difficulté. Il suffit seulement de considérer la polysémie du concept « culture de la paix » pour s’en convaincre.

En effet, depuis ses origines, l’Unesco dans cette démarche s’est heurtée à de nombreux obstacles puisque l’adoption et l’application de la culture de la paix devraient s’insérer dans des choix nationaux relatifs à des temps historiques précis et aux réalités socioculturelles de chaque Etat membre.
L’histoire de l’Unesco en matière de culture de la paix a donc été marquée par des vagues successives et des périodes différentes. La vision, les contenus et la perception de la culture de la paix, les actions réalisées en la matière, sous-tendues par l’élaboration des textes officiels et de différents instruments normatifs, à chaque période considérée, ont varié en fonction des lieux et du temps dans lesquels cette culture s’est inscrite. La paix souhaitée, par exemple, après la première guerre mondiale, n’était pas celle d’après 1945 ni celle de 1989 ni encore moins celle d’aujourd’hui. Il a fallu pour l’Unesco tout au long de son histoire (de 1945 à 2005) d’imaginer, des stratégies et des politiques susceptibles d’assurer une paix durable à notre monde, conformément à son Acte constitutif, ses principes et ses idéaux.

Au terme d’un regard rétrospectif sur l’histoire de l’Unesco en matière de culture de la paix, sous-tendu par une approche historico-critique, une question demeure : les changements fondamentaux et les mutations culturelles caractérisés par des tensions et des conflits de toutes sortes qui continuent de bouleverser notre monde aujourd’hui et qui attendent toujours une réponse durable, ne commandent-ils pas l’Unesco à rechercher d’autres solutions et donc à se « réinventer » ? Telle la question inéluctable à laquelle il convient d’apporter une solution.

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