UNESCO: United Nations Educational Scientific and Cultural Organization

The Organisation

THE ORGANIZATION

Hervé Ondo

Diplômé d’études approfondies en politiques européennes, j’ai réalisé dans ce cadre en 1999 au sein du Département d’études de la société contemporaine de l’Université de la Sorbonne Paris 3, une étude sur « les relations entre les institutions financières de Bretton-Woods et les pays africains de la zone franc, cas du Gabon, Burkina Faso et Côte d’Ivoire ».
Le 6 octobre dernier, toujours à l’Université de la Sorbonne Paris 3, j’ai soutenu une thèse de doctorat d’Histoire des relations internationales portant sur « la politique de l’UNESCO Gabon de 1960 à 1970 ».
« La politique de l’UNESCO au Gabon de 1960 à 1970 »

La politique de l’UNESCO au Gabon, analysée de 1960 à 1970, s’inscrit dans un cadre international dominé par trois questions essentielles:

- le développement que l’on aborde selon la sensibilité anglo-saxonne et l’approche francophone, par opposition à la croissance par opposition à la croissance, et en rapport avec le sous-développement et en rapport avec le sous-développement ;

- l’aide et la coopération pour le développement qui sont des types d’actions mis en œuvre pour le soutien du processus de développement des pays sous-développés, en débat sur certains aspects et différentiables entre elles ;

- l’engagement des organisations internationales dans l’appui au développement des pays sous-développés.
Reposant institutionnellement sur l’exécution par le Gabon de la procédure ordinaire d’adhésion le 16 novembre 1960 et l’application des textes juridiques fondamentaux qui déterminent l’établissement des relations entre les deux parties, justifié par des facteurs historiques et socio-économiques, elle est marquée dans son cours par la particularité de l’année (1960) d’adhésion du pays et de sa relation avec la France ainsi que du jeu des acteurs, responsables des organes de gestion et représentation mutuelle.

Sur le plan technique, elle est encadrée par l’accord type révisé d’assistance technique signé par les deux parties le 21 février 1962. Il en découle la mise en œuvre de quatre projets qui engagent des moyens humains, matériels, techniques et financiers importants : deux en matière d’éducation et d’alphabétisation des adultes deux en matière d’éducation et d’alphabétisation des adultes et deux en matière d’éducation de base qui traduisent le rôle de l’UNESCO dans le développement sectoriel au Gabon et dont la mise en œuvre se heurte à des difficultés d’exécution d’ordre structurel, technique, organisationnel et politique plus ou moins importantes.
Celle-ci permet d’ailleurs d’établir une autre classification montrant que les projets de la première génération, réalisées par l’intervention d’un seul expert international donnent naissance par leurs recommandations à ceux de la seconde phase qui font intervenir plusieurs experts.

Ces projets qui relèvent tous du domaine de l’Education et vont à leur terme, traduisent la logique du discours officiel du Gouvernement Gabonais qui accorde un intérêt prioritaire au secteur de l’Education parmi tous les domaines d’intervention de l’UNESCO et le respect des principes de l’assistance technique international qui laissent le droit d’initiative au gouvernement bénéficiaire. Ils donnent lieux à des résultats satisfaisants dont les plus importants sont la création de 4 organes administratifs, la formation de 15 homologues et la création de 4 centres de perfectionnement des enseignants.
Toutefois, la satisfaction qui découle de la réussite des entreprises engagées est diluée par la fait que tous les domaines de compétence de l’organisation ne sont pas sollicités. De plus, le déploiement de l’action de celle-ci est restreint par des faits qui tiennent à la capacité de gestion du gouvernement gabonais de l’aspect technique des relations établies.
Politique de coopération au développement, la politique de l'UNESCO au Gabon, foncièrement uni sectorielle de 1960 à 1970, semble initier des orientations nouvelles dont il on peut s’attacher à vérifier la poursuite au-delà de cette première décennie. De la sorte, la réflexion reste possible selon deux orientations :

- la première, chronologique, poursuivrait l’étude de la coopération entamée au-delà de la période déjà abordée ;

- la seconde, thématique, examinerait la coopération entre le l’UNESCO et le Gabon dans les domaines autres que l’Education.

On s’y attachera enfin, à rechercher le rôle ou l’apport de l’organisation dans la gestion ou la mise à disposition des compétences au Gabon dans la période concernée.

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