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Entretiens du XXIe siècle : « Tsunamis : prospective et prévention »

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11-05-2005 - Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a ouvert et présidé, le 10 mai 2005, la séance des Entretiens du XXIe siècle consacrée aux tsunamis à laquelle participaient trois personnalités de renom, spécialistes de la question : Claude Allègre, géophysicien, membre de l’Académie des sciences et ancien ministre (France), Emile A. Okal, Professeur au département des sciences géologiques de l’Université de Northwestern (Etats-Unis), membre de l’American Geophysical Union et de la Seismological Society of America et Patricio Bernal, Secrétaire exécutif de la Commission océanographique intergouvernementale (COI), et responsable à ce titre du programme scientifique mondial de l’UNESCO sur les océans.

La COI coordonne actuellement la mise en place du système mondial d’alerte aux tsunamis, qui sera d’abord mis en place dans l’océan Indien. Cette séance était animée par Jérôme Bindé, Directeur de la Division de la prospective, de la philosophie et des sciences humaines de l’UNESCO.

« Savoir pour prévoir, prévoir pour prévenir, prévenir plutôt que guérir : l’impératif de la prospective ne frappe-t-il par son évidence ? Il est pourtant encore loin de s’être imposé à l’action publique, notamment en matière de catastrophes, comme en témoigne le tsunami qui a frappé l’océan Indien le 26 décembre dernier » a déclaré M. Matsuura en ouvrant le débat.

« Devant le risque majeur que peut comporter une catastrophe de l’ampleur d’un tsunami, seule une réponse globale, concertée et préventive peut être apportée. La mise en place d’un système de détection et d’alerte n’est pas toujours aisée, car nombre de pays estiment que certaines informations relèvent de leur sécurité nationale ou d’intérêts commerciaux. (…) La détection des tsunamis exige donc la conclusion d’un contrat scientifique et technique qui comporte nécessairement des clauses politiques. Car un tel projet ne peut voir le jour sans la coopération des communautés scientifiques compétentes et la volonté politique des décideurs » a-t-il souligné. « Mais le défi majeur que représente un tel système n’est peut-être pas sa création, mais sa pérennité. (…) L’expérience acquise par la COI dans le Pacifique a montré que l’entretien d’un système régional spécialisé finit souvent par s’étioler et disparaître des priorités gouvernementales. Les tsunamis de grande ampleur sont rares en effet, et on en vient à oublier qu’ils finissent toujours par revenir » a-t-il poursuivi.

Le Directeur général a ensuite décrit les mesures que la communauté internationale devaient prendre qui passent tout d’abord par « la création d’un système global d’observation des océans, qui couvrirait l’ensemble de la planète pour tous les services océaniques ». Pour être efficace, a rappelé le Directeur général, un tel système doit notamment être « durable », « capable de détecter les tsunamis sur l’ensemble de la planète », être « imbriqué avec d’autres systèmes d’information sur les systèmes naturels et proposer un ensemble de services océanographiques, aussi bien aux communautés scientifiques qu’aux Etats ou au secteur privé ».

M. Matsuura a également insisté sur l’importance de « la culture de la prévention » qui « doit donc permettre aux communautés locales de mieux se préparer aux cataclysmes, et de réduire la vulnérabilité des populations. (…) L’école et les médias doivent sensibiliser les populations aux tsunamis et aux autres risques que j’ai évoqués, car chaque citoyen doit immédiatement savoir quoi faire en cas d'alerte » a-t-il dit. Pour le Directeur général, la réduction de la vulnérabilité passe aussi par une « maîtrise active de l’environnement : il faut identifier les zones à risque, déterminer voire aménager des zones d’évacuation élevées, et, surtout, il faut imposer la construction de bâtiments anti-sismiques et refuser de construire sur des emplacements dangereux. »

Après avoir insisté sur « le nécessaire échange constant de savoirs et d’informations entre les autorités, les communautés locales et les scientifiques », M. Matsuura a conclu en invitant à l’élaboration d ‘un : « nouveau contrat social entre la science et la gouvernance, un contrat prospectif, sans lequel les décideurs seraient des pilotes aveugles et les scientifiques des passagers lucides mais impuissants. Il faut que les dirigeants aient une vision claire, et que la science possède un levier, si, selon le mot qu’on prête à Archimède, elle entend soulever le monde ».


Source Flash Info n°078-2005

 
 
 
 
 

 

 

 

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