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| L’éducation préventive et la lutte contre le VIH/Sida
This item is not available in English.It is currently available in French. 11-05-2005 - Le Directeur exécutif d’ONUSIDA, le Docteur Peter Piot, l’Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO, Mme Cristina Owen-Jones ont, à l’invitation du Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, participé le 10 mai 2005 au siège de l’Organisation, à une réunion d’information des délégations permanentes sur le rôle de l’éducation préventive dans la lutte contre la pandémie du VIH/Sida. |
M. Matsuura a tout d’abord évoqué la façon dont l’UNESCO avait, au cours des dernières années, abordé la question de la lutte contre le Sida et, étant parvenue à la conclusion qu’en la matière la prévention jouait un rôle majeur, avait fait de l’éducation préventive l’axe essentiel de son action. Cette approche, comme l’a rappelé le Directeur général, a trouvé sa concrétisation dans un document de stratégie[1] qui définit et décrit la manière dont l’UNESCO, par le biais de l’éducation préventive se propose de relayer les moyens qui permettront de réduire la propagation et l’impact de la pandémie, de modifier les comportements, d’informer sur l’accès aux soins et de réduire l’impact du VIH/Sida sur le secteur de l’éducation en préservant les fonctions clé des systèmes éducatifs.
M. Matsuura s’est à nouveau réjoui de l’avancée réalisée lors de la réunion des cosponsors d’ONUSIDA, qui s’est tenue en Zambie en 2004, qui a permis, d’une part, d’élargir la gamme des intervenants ministériels en associant pour la première fois des ministres de l’éducation et des ministres des finances et, d’autre part, de présenter l’initiative mondiale sur le VIH/Sida et l’Education, initiative de l’UNESCO, reprise par l’ensemble des agences du système des Nations Unies et agréée dans sa version finalisée, lors de la réunion de Moscou. Pour M. Matsuura cette intégration renforcée de l’UNESCO au sein d’ONUSIDA a été « très fructueuse ». Elle a permis notamment à l’initiative mondiale sur le VIH/Sida et l’Education, initiée par l’UNESCO, d’être mise en œuvre par des partenaires multiples et d’être comprise comme un des éléments de la stratégie plus large de prévention d’ONUSIDA. « A l’avenir, l’UNESCO souhaite renforcer et accroître cette collaboration avec ses partenaires d’ONUSIDA, tout spécialement au niveau des pays » a-t-il précisé. « Comme vous le savez, j’ai proposé que l’initiative mondiale devienne une des trois composantes de l’action menée par l’UNESCO dans le cadre de l’Education pour tous (EPT) ». Pour l’UNESCO, « l’éducation, et tout particulièrement l’éducation de base, sont des armes puissantes de lutte contre le Sida. (…) Des progrès de l’EPT contribuent à améliorer l’environnement socio-économique qui permet à son tour de diminuer la vulnérabilité face au virus » a déclaré M. Matsuura qui a également souligné le rôle que joue l’école « en tant qu’institution qui développe les connaissances, les attitudes et comportements nécessaires à inverser le cours de l’épidémie ».
Le Directeur général a ensuite invité Mme Cristina Owen-Jones à présenter le travail qu’elle a accompli depuis sa nomination en tant qu’ Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO pour l’éducation préventive contre le VIH/Sida. Mme Owen-Jones après avoir fait part des initiatives lancées lors de ses déplacements en Afrique, en Chine, en Lituanie a souligné l’importance qu’il y a à mobiliser les opinions publiques, les décideurs et entrepreneurs privés. A cet égard elle a présenté la série d’actions lancées au sein de la Coalition mondiale des entreprises contre le Sida. Mme Owen-Jones a ensuite rappelé que les femmes étaient désormais davantage frappées par l’épidémie et souvent beaucoup plus démunies face à ses conséquences. Elle a donc invité à une « relecture au féminin » de la lutte contre le Sida et, dans ce cadre, a annoncé son intention de mobiliser le plus grand nombre de réseaux de lutte contre le Sida, afin d’organiser, à l’occasion du 60ème anniversaire de l’UNESCO, un Sommet international des femmes contre le Sida. « L’UNESCO a mis en évidence le lien entre l’Education pour tous et la lutte contre le Sida, nous devons travailler en ce sens et unir nos énergies pour lever les obstacles » a-t-elle conclu.
Le Docteur Peter Piot, qui vient de voir son mandat de Directeur exécutif d’ONUSIDA renouvelé pour une nouvelle période de 5 ans, a ensuite dressé un tableau chiffré et présenté les grands axes de la lutte contre cette pandémie qui se « mondialise » en s’étendant désormais également à l’Europe de l’est et à l’Asie, se « féminise » , 50% des malades sont des femmes, « ce qui a un impact dramatique sur les familles et les communautés ». M. Piot s’est ensuite réjoui que l’UNESCO ait fait de la prévention, et plus particulièrement de l’éducation préventive, une priorité, la « prise en compte de l’éducation comme élément clé de la lutte contre le Sida est un apport majeur de l’UNESCO » a-t-il déclaré en insistant sur le fait qu’actuellement « l’éducation, la communication, la prévention, sont les seuls vaccins dont nous disposons ». « Dans la lutte contre le Sida, il n’y a pas qu’une seule voie à suivre, qu’une seule action à mener, nous devons unir nos efforts et mener des actions concertées qui impliquent toutes les composantes de la société. Nous devons communiquer à travers les écoles, les médias, les lieux de culte, les entreprises, les ONG, etc » a-t-il dit. « Notre agenda est clair, nous devons travailler ensemble au succès » a-t-il conclu.
De nombreux sujets ont été abordés par la suite à l’occasion des questions posées par les délégués permanents. Elles ont porté notamment sur la question des traitements, sur l’accès aux médicaments anti-viraux et la question spécifique des brevets, l’état d’avancement de la recherche, l’information des jeunes.
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Source |
Flash Info n°077-2005
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