 |
PERSPECTIVE |
 |
 |
Approche de l'UNESCO |
 |
 |
ESPACE ENSEIGNANTS |
 |
 |
ESPACE JEUNES |
 |
 |
COMMUNAUTE NVE |
 |
| | |
| |
3 - Bonnes pratiques de résolution non-violente de conflits en milieu scolaire (Introduction) |
|
Antonella Verdiani, Spécialiste du programme - Division de la promotion de la qualité de l’éducation - Section d’éducation aux valeurs universelles - UNESCO, Paris |
«Bonnes pratiques», «meilleures pratiques»… est une terminologie très à la mode appartenant aux projets de développement dans le contexte éducatif ou le jargon international. Qu’entendons-nous par là ? Nos références aux cas d’études soulignent leur excellence à titre d’exemples en termes de définition et planification de nouveaux projets. Sélectionner, étudier et diffuser ces « meilleures pratiques » contribue à promouvoir des solutions créatives et durables à différents problèmes sociaux, notamment celui de la violence en milieu scolaire. Ces modèles construisent un pont entre les solutions empiriques, la recherche et les politiques éducatives.
L’UNESCO, observatoire privilégié d’expériences culturellement et socialement différentes provenant d’une multitude de pays, a pour objectif de faire connaître ces pratiques afin qu’elles soient apprises, et dans la mesure du possible, répliquées. Afin que de plus en plus d’écoles et de formateurs puissent profiter de l’expérience des autres, ces pratiques pourront être adaptées chacune dans leur contexte et donner naissance à d’autres solutions pour faire face à la montée de la violence parmi les jeunes.
Valorisant le plus souvent la créativité des participants, la caractéristique fondamentale de ces « bonnes pratiques » est d’être innovatrice : elles offrent des solutions nouvelles à des vieilles problématiques comme la violence entre les groupes ou les conflits interpersonnels. La dimension de créativité est à souligner, toutes ces pratiques en font preuve, en effet, leur succès est fondé sur la capacité d’inventer et de s’amuser en créant. Oser changer les pro-grammes éducatifs formels et non-formels en formulant des propositions pédagogiques interdisciplinaires révèle le sens de l’initiative de tous les acteurs, qu’il s’agisse des enseignants, des élèves, des éducateurs, ou même des parents.
Le résultat en est la fraîcheur et l’originalité de ces réponses inédites. Grâce à des techniques et des pédagogies d’éducation à la paix (médiation, communication non-violente, médiation par les pairs…), tout formateur a pu réaliser et assister au miracle de l’épanouissement des personnalités de jeunes très souvent difficiles et violents.
Oser aller au-delà des programmes, être interdisciplinaires et avoir une vision transdisciplinaire, cela laisse une place prédominante dans ces pratiques à la créativité, comme dans toute pédagogie active, mais privilégie aussi un espace à l’humour.
Sans la moindre ironie cassante, l’humour est cette capacité à rire d’abord de soi-même et de l’autre sans le blesser. L’arme de la dérision, proposée par de multiples auteurs, devient l’outil de positionnement face à l’autre et de transformation du conflit en rencontre. Il s’agit d’apprendre ou de réapprendre à rencontrer l’autre, afin d’arriver à vivre ensemble avec nos diversités culturelles, sociales, politiques, religieuses...
Les expériences que nous présentons ici sont le résultat d’une sélection des contributions de nombreux pays parvenues à l’UNESCO au cours de l’année 2001. Par un souci de qualité, nous avons procédé à une sélection tout en favorisant le plus possible les différentes réalités culturelles et sociales.
Voici quatorze articles provenant d’Afrique (Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali, Afrique du Sud), d’Amérique Latine (Argentine, Brésil, Colombie), d’Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis), d’Asie (Inde) et d’Europe (France, Autriche, Espagne, Finlande).
Leurs auteurs sont des chercheurs universitaires, des enseignants du primaire et du secondaire, des éducateurs de rues, des leaders d’associations, des formateurs, des animateurs, des enfants des écoles du soir, des jeunes… tous – qu’ils soient une nouvelle fois remerciés – ont témoigné par leur réponse enthousiaste et la qualité de leurs écrits d’un investissement hors du commun pour vaincre la violence. Leur engagement est quotidien et, comme toute passion, s’inscrit bien au-delà de la sphère professionnelle, car il couvre la vie entière et devient une éthique de vie. Ce sont là des bâtisseurs de paix.
Afin que leur travail soit connu comme il se doit, cet ouvrage sera diffusé à travers différents réseaux, tels que les Ecoles Associées ou les Clubs UNESCO. Les suggestions de tous lecteurs seront intégrées dans une édition supplémentaire. Afin de qualifier les pratiques présentées de « meilleures ou bonnes », les experts de ce domaine, qu’il s’agisse d’enseignants ou d’élèves, pourront les évaluer selon des critères d’innovation, de succès, de durabilité et de bonne gestion pour ensuite nous envoyer leurs commentaires (voir avis au lecteur, page 2).
Pour conclure grâce à ce projet, notre conviction s’est renforcée sur le fait que l’éducation pour la paix et la non-violence, selon les témoignages des éducateurs cités et la définition proposée par l’UNESCO, est avant tout une pratique au quotidien, faisant montre de patience, d’écoute, de respect, mais surtout d’amour.
|
|
|
|
Start date
|
2003-06-09 4:49 pm
|
|
End Date
|
2003-06-09 4:49 pm
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
JOUONS |
ACTUALITES |
RESSOURCES |
|