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Corrélativement, ces enjeux sont parfaitement reflétés par les exigences d'une éducation de qualité telles que fixés par les objectifs du Forum mondial de Dakar en 2000.
La crise mondiale de l'éducation physique et sportive, fondée sur l'audit international mené par le Conseil International pour l'Education Physique et la Science du Sport (CIEPSS) et approuvé par MINEPS III en 1999, a démontré la marginalisation, la dégradation de la place, du rôle et du statut de l'EPS dans les programmes éducatifs, bien que son fondement légal et son enseignement soient reconnus dans les normes et évaluations pédagogiques, d'une part, et académiques officielles au même titre que les autres matières du système éducatif national, d'autre part.
De façon non symétrique, le sport se développe, connaît un formidable essor populaire et médiatique, sans pour autant créer d'effet de levier pour l'éducation physique et sportive dans le système éducatif. Le corollaire de cette réalité repose essentiellement sur l'orientation principalement politique des choix des structures gouvernementales en charge de l'éducation physique et sportive vers le sport de compétition en prétextant d'une politique de promotion du sport pour tous, bien qu'il s'agisse malheureusement d'une désaffection de l'intérêt des pouvoirs publics.
Les effets d'entraînement sont désastreux pour l'éducation physique et sportive et pour le système éducatif : réduction de moyens, réduction du temps horaire consacré au programme d'éducation physique et sportive, place, rôle et statut de l'éducation physique et sportive, relégués à des considérations subalternes avec des incidences sur la considération des enseignants perçus comme des "amuseurs" ; perception de l'éducation physique et sportive comme une séquence de récréation au profit des élèves, masquant malheureusement la fonction principale de ce domaine pourtant admis par les ministres en charge de l'éducation physique et sportive lors de la Table ronde organisée à l'UNESCO en janvier 2003, comme une composante essentielle de la qualité de l'éducation.
Cependant plusieurs raisons pourraient expliquer la cause du désintérêt des pouvoirs publics entre la dégradation de l'éducation physique et sportive dans les systèmes éducatifs et l'essor populaire du sport de compétition, notamment le paradoxe qui existe sur la compétence ratione loci et ratione materiae : dans le premier cas, il arrive que plusieurs structures publiques ou parapubliques exercent des compétences sur le sport et l'éducation physique, traditionnellement partagé entre le Ministère de la jeunesse et des sport (MJS) et celui de l'éducation nationale (MEN). Par exemple, si dans bon nombre de cas, la formation des enseignants et les programmes de formation appartiennent à la compétence du MJS, les programmes, modalités et mécanismes de l'enseignement relèvent par contre du MEN dont relèvent les enseignants une fois formés.
Le flou existant entre la multitude de tutelles a conduit inévitablement à la "dérégulation" de l'éducation physique et sportive avec des conséquences dommageables qu'il convient de corriger et pour lesquelles l'Année interntionale du sport et de l'éducation physique 2005 apparaît comme le levier pour amorcer l'amélioration indispensable.
L'Année interntionale du sport et de l'éducation physique 2005 sera également l'occasion de donner une suite à MINEPS IV (Athènes 2004) à travers le Plan d'action stratégique pour le renforcement de l'éducation physique et sportive dans les systèmes éducatifs en concrétisant la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies proclamant l'année 2005 "Année internationale du sport et de l'éducation physique".
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