Les Ministres des Affaires Étrangères de la Colombie, du Mexique, du Panama et du Venezuela réunis sur l'île de Contadora décident alors de conjoindre leurs efforts et parviennent à l'accord de Contadora pour la Paix et la Coopération en Amérique Centrale. Ce plan de paix est soutenu par le Conseil de sécurité, l'Assemblée générale des Nations unies et appuyé par de nombreux organismes régionaux et internationaux. En 1985, à Lima, l'Argentine, le Brésil, le Pérou et l'Uruguay se constituent en groupes d'appui autour des conseillers du Groupe de Contadora et désormais se réuniront conjointement. La même année le Groupe de Contadora reçoit le Prix Simón Bolívar qui couronne une de ces utopies, lesquelles à force d'inspirer les hommes finissent par infléchir le cours des choses tel le Groupe de Cantadora, solidarité interaméricaine qui donne une nouvelle impulsion au généreux projet de Panama du Libérateur. En effet, en 1822, il proposait la création, dans l'isthme de Panama, d'une institution "qui prêterait ses bons offices en cas de conflit, qui servirait de point de contact en cas de danger commun, de fidèle interprète des traités en cas de difficultés et enfin de médiateur en cas de différents".Fin 1996, le Groupe des Huit (G8) et le MPCC (mécanisme de consultation et de concertation) se forment pour poursuivre leur rôle de médiateurs et de pacificateurs. En mars 1997, le Groupe de Contadora, le Groupe d'Appui, l'ONU et l'OEA s'associent pour gérer la paix qui est signée, en août, par les Présidents centro-américains au sommet d'Esquipulas II. Le Groupe de Contadora a ainsi prouvé qu'il est encore de par le monde des peuples qui entendent assumer par eux-mêmes contre vents et marées la plénitude de leur destin.
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