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MUSEUM International N°240
 
Le patrimoine subaquatique

Museum240-Large-fr.jpgTable des matières

Editorial

Exploration et préservation

Une Convention internationale pour quoi faire?

Nouvelles frontières, nouveaux concepts

Le manuscrit du N°240, le patrimoine culturel subaquatique a été préparé sous la responsabilité de Monique Couratier, alors rédactrice en chef p.i.

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Des sites culturels submergés : l’ouverture d’une capsule à remonter le temps, David Nutley

La mer, souvent perçue comme une grande destructrice, est aussi une grande préservatrice. Une fois sous l’eau, la culture matérielle a fréquemment bien plus de chance de survivre que sur terre. Cet article étudie la formation des sites du patrimoine culturel subaquatique, leur variété et leur importance, et le nouvel éclairage qu’ils projettent sur l’histoire de l’humanité. Retour Sommaire

Les dangers d’une exploitation commerciale du patrimoine culturel subaquatique, Tatiana Villegas Zamora

Il est impossible de parler du patrimoine culturel subaquatique sans réfléchir au problème de l’exploitation commerciale des sites archéologiques submergés. La notion romantique de quête d’un trésor perdu, telle qu’elle est présentée dans les livres ou les films populaires, prend un autre aspect quand on songe que la chasse aux trésors est devenue l’une des menaces les plus aiguës qui pèsent sur la protection du patrimoine culturel subaquatique. Le présent article tentera de passer brièvement en revue l’ampleur des dégâts causés par l’exploitation commerciale des sites, la perte de données scientifiques qui en résulte et des stratégies utilisées pour convaincre les gouvernements et tromper l’opinion publique. Retour Sommaire

Préserver in situ : « l’option prioritaire », Martijn Manders

Ces dernières années, l’accent a été mis sur la préférence à accorder à la préservation in situ du patrimoine culturel subaquatique, à l’intention des générations futures. Une telle option ne se fait-elle pas au détriment du public ? Est-il possible que celui-ci puisse avoir accès à des sites  préservés in situ ? Mais avant de se poser de telles questions, il faut comprendre ce que l’on entend par «  in situ », ce que l’on  préserve dans un tel environnement et quels sont les moyens d’une telle préservation, étant entendu que le public est curieux du patrimoine culturel subaquatique et de la manière dont il est protégé. Les musées ainsi que les nouvelles technologies ont un rôle important à jouer dans la transmission de l’information sur ce patrimoine au public le plus large. Retour Sommaire

Questions de conservation : particularités et nouvelles technologies, Jean-Bernard Memet

Avec le développement de l’archéologie sous-marine et la mise au jour croissante de vestiges sous l’eau, la conservation et la restauration du patrimoine culturel subaquatique se sont  avérées être des étapes essentielles pour la protection et la mise en valeur de cet héritage de l’humanité. C’est pourquoi archéologues et restaurateurs doivent travailler de concert pour étudier et préserver des découvertes souvent fragiles, surtout lorsqu’elles sont extraites de l’eau ou tout simplement sorties de leur contexte.  L’archéologue doit avoir une bonne compréhension des interactions entre le milieu aquatique et les matériaux et être prêt à effectuer les premiers soins. Le conservateur, quant à lui,  doit être au fait non seulement des matériaux et de leur mode de dégradation ainsi que des techniques de restauration et de conservation, mais aussi du milieu environnant en devenant lui-même plongeur. Retour Sommaire

En quoi et comment la Convention de 2001 sera-t-elle bénéfique pour le patrimoine culturel subaquatique ? Thijs J. Maarleveld

La Convention de 2001 est bénéfique au patrimoine culturel subaquatique de différentes manières : elle prend en compte les intérêts des sites et ceux des parties concernées et  montre que ce patrimoine, certes fragile, est néanmoins gérable si sa conservation, son accès et sa mise en valeur répondent  à des règles de bonne conduite professionnelle. Elle n’entend pas brider les initiatives raisonnées :  elle favorise, au contraire, un terrain d’ententes – par le partage d’informations notamment- en soulignant que la protection de ce patrimoine est l’affaire de tous, puisqu’il appartient à l’humanité tout entière. Retour Sommaire

La Convention de l’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique de 2001 : avantages et défis, Ulrike Koschtial

L’article explique la Convention de l’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique de 2001. Élaborée pour lutter contre le pillage et la destruction dont ce patrimoine est victime de façon croissante, la Convention engage les États souverains qui en sont devenus parties. Sans modifier leurs droits souverains ni réglementer la propriété des épaves ou des vestiges submergés, elle tente d’instaurer une protection globale du patrimoine culturel subaquatique, où qu’il se trouve, et d’harmoniser ladite protection avec celle du patrimoine terrestre. Retour Sommaire

La préservation du patrimoine culturel subaquatique brésilien : protection juridique et archéologie publique, Gilson Rambelli

L’archéologie subaquatique et la protection du patrimoine culturel subaquatique sont des sujets récents pour nombre d’Etats, et notamment dans les pays industrialisés où n’existe pas de législation spécifique, ou lorsque leur législation est favorable à l’exploitation commerciale de ce type de patrimoine. L’auteur présente un compte rendu de la situation complexe – les intérêts fluctuant au cours des ans - spécifique au Brésil. Il décrit le rôle important joué par les archéologues qui, malgré les obstacles et des ressources financières insuffisantes, ont œuvré pour sensibiliser le public et le milieu académique au fait que ce type de patrimoine doit obéir aux mêmes règles que le patrimoine matériel sur terre. C’est pourquoi le Centre ARCHEMAR a été créé récemment pour promouvoir le patrimoine culturel subaquatique via un programme muséal - réel ou virtuel. Retour Sommaire

Des itinéraires archéologiques au fond des mers, Francisco J. S. Alves

Cet article est un panorama international de la muséalisation du patrimoine culturel immergé et un coup de projecteur sur les expériences portugaises de création d’itinéraires archéologiques subaquatiques, à la lumière des concepts de conservation in situ et d’accès durable du public consacrés par la Convention de l’UNESCO de 2001 sur la protection du patrimoine culturel subaquatique. Retour Sommaire

Un patrimoine  ressource pour le développement durable : le cas de la Croatie, Jasen Mesić

La Méditerranée a été, depuis des lustres, le témoin d’échanges commerciaux, de conflits politiques, de batailles navales ou de colonisations multiples qui ont forgé une histoire commune, que rappellent les vestiges qui reposent au fond de la mer Adriatique. La richesse de ce patrimoine culturel subaquatique est attestée par plus de 300 épaves gréco-romaines répertoriées sous les eaux croates. Aujourd’hui, les milliers d’îles qui prolifèrent dans la région étant devenues une véritable attraction touristique, il est devenu primordial de protéger ce patrimoine culturel. La Croatie a su, de manière exemplaire, mettre en valeur le patrimoine subaquatique dont elle a la responsabilité en encadrant son  accès au public, et ce dans l’optique d’un développent durable au profit de tous. Retour Sommaire

L’ exploration archéologique subaquatique des cénotes mayas, Luis Alberto Martos López

Les cénotes sont des formations géologiques naturelles le plus souvent reliées à des galeries souterraines et à des nappes phréatiques. Ces puits naturels constituent des systèmes hydrauliques complexes et dynamiques qui ont , pendant longtemps, connu des liens étroits avec les sociétés environnantes. Ces “capsules à remonter le temps” renferment des informations pertinentes sur les aspects symboliques et religieux de la culture maya, aussi bien que sur l’histoire géologique de la péninsule du Yucatán. Les archéologues, les géologues et les biologistes travaillent de concert pour étudier ces sites uniques en utilisant les techniques de plongée spéléologique. Cependant, les cénotes sont devenus une attraction touristique et un lieu de rencontres sportives et, de ce fait, la chasse au trésor représente une réelle menace pour leur intégrité. Un programme de gestion durable de ce patrimoine culturel exceptionnel devrait permettre de favoriser tout à la fois son accès au plublic et sa préservation. Retour Sommaire




Fichier 240 editorial - French.pdf
Périodicité Quarterly
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