Les industries culturelles ont prouvé ces dernières années qu’elles étaient un facteur notable de développement social et économique. Elles sont aujourd’hui reconnues comme un moteur puissant du commerce mondial et présentent un potentiel prometteur pour les économies des pays en développement riches de leur diversité culturelle. Des chiffres récents démontrent parfaitement le potentiel des industries culturelles pour le développement économique et la création d’emplois. Les chiffres de 2001/2002 indiquent que les industries fondées sur la créativité et le droit d’auteur ont compté pour 3,3% du PNB en Australie, 5,24% aux Etats-Unis et 5% au Royaume-Uni, mais seulement 1,8% au Chili, 2,3% en Uruguay et 3,2% au Brésil, pays dont la richesse culturelle représente pourtant un réservoir fécond que les industries culturelles auraient beaucoup à gagner à exploiter, pour l’intérêt de tous.
Pendant les années 90, la structure des industries culturelles du monde entier s’est profondément métamorphosée, avec le développement des nouvelles technologies et la multiplication des politiques de (dé-régulations) nationales, régionales et internationales. La baisse des prix et la rapidité de production et de distribution ont permis, en théorie du moins, de vendre à un public toujours plus large.
Cependant il existe des fractures de plus en plus importantes dans la capacité des pays à exister sur le marché mondial. Nombre d’entre eux n’ont pas l’infrastructure, la formation, les capitaux, la connaissance du marché et les politiques gouvernementales nécessaires pour exploiter le potentiel du secteur. En outre, les industries culturelles ont connu une concentration grandissante, avec l’émergence de quelques conglomérats énormes disposant seuls des outils de pointe pour la production et la distribution des œuvres créatives.
Les projets de l’Alliance globale œuvrent à débloquer le potentiel des industries culturelles locales. Ils partent de la constatation qu’une industrie culturelle épanouie a un certain nombre de besoins qui jalonnent la chaîne de production, de la conception initiale jusqu’à la distribution. Ils soutiennent les pays dans leurs efforts pour développer les infrastructures permettant à ces industries de s’épanouir.
Il est tout d’abord vital que la propriété intellectuelle soit protégée. La protection du droit d’auteur encourage et récompense l’œuvre de création et assure que les créateurs sont payés pour leur production, condition indispensable pour le développement sain des industries culturelles. Mais les innovations techniques récentes, en particulier dans le domaine des technologies digitales, ont conduit à des niveaux de piraterie toujours plus élevés, avec un impact très lourd sur les ventes des produits culturels. La piraterie nuit également aux auteurs qui perdent leurs royalties. L’édition, la musique, l’audiovisuel et les logiciels sont les secteurs les plus touchés. Les projets de l’Alliance globale s’attachent tout particulièrement à renforcer et encourager le respect et l’application des droits de propriété intellectuelle.
Pour une vision en profondeur de la nature des industries culturelles, consultez ici les 25 questions et réponses et étudiez les concepts et les idées de base sur la culture et le commerce dans le contexte de la mondialisation.