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Communication et information – Service des actualités

Une stratégie de l'UNESCO pour combattre la fracture numérique

11-09-2002 ()
Une stratégie de l'UNESCO pour combattre la fracture numérique
Consciente à la fois du potentiel des TIC et des dangers de marginalisation accrue qu'ils représentent, l'UNESCO a développé une stratégie cohérente et s'emploiera à convaincre les Etats de l'adopter lors du Sommet mondial sur la Société de l'information.
La libre circulation de l'information facilitée par l'avènement des nouvelles technologies, telles que l'internet, ouvre des perspectives prometteuses pour le dialogue culturel et la compréhension mutuelle, pour l'accès à une éducation de qualité tout au long de la vie, ainsi que pour des processus démocratiques plus participatifs et plus dynamiques. Mais la " fracture numérique " - c'est-à-dire l'énorme et croissante inégalité entre pays riches et pays pauvres en matière d'accès aux nouvelles technologies de l'information (TIC) - menace de priver des régions entières de cette perspective.
Le Directeur général de l'UNESCO Koichïro Matsuura présentera cette stratégie le mercredi 11 septembre, à Paris, devant les représentants des Etats membres de l'UNESCO.
En premier lieu, il faut définir un ensemble de principes communs pour la société de l'information à venir. Pour l'UNESCO, ces principes devraient inclure :
· la liberté d'expression et son corollaire, la liberté de la presse ;
· l'enseignement primaire gratuit, obligatoire et universel ;
· la reconnaissance que l'éducation, tout comme les biens et les services culturels ne peuvent pas être traités comme de simples marchandises ;
· la prééminence de l'intérêt général ;
· la promotion de l'information de domaine public et d'émissions de service public.
Le deuxième volet concerne l'accès du plus grand nombre aux formules d'enseignement offertes par les nouvelles technologies de l'information. Cela implique que :
· l'initiation à l'informatique soit reconnue comme une compétence élémentaire dans les systèmes d'enseignement et qu'un accès libre à l'internet soit disponible dans les écoles et les bibliothèques publiques ;
· le meilleur parti soit tiré de l'enseignement à distance et des possibilités de formation continue offertes par les TIC.
Le troisième axe concerne le renforcement des capacités pour la recherche scientifique et le partage de l'information. L'UNESCO souhaite voir s'accroître les échanges et la coopération parmi les spécialistes et les groupes d'intérêt travaillant dans les domaines de l'éducation, de la science, de la culture et de la communication. A cette fin, l'UNESCO :
· encourage l'emploi de nouvelles méthodes pour le développement des contenus et pour l'accès à l'éducation et l'information scientifique, telles que, par exemple, les universités virtuelles, les laboratoires virtuels et les groupes de recherche. De telles méthodes peuvent contribuer à réduire la fracture scientifique, en permettant aux chercheurs des pays en développement de participer à des travaux au plan international et d'en partager les résultats;
· promeut les initiatives visant à établir des liens et des synergies entre la science et les savoirs locaux ou autochtones, en particulier dans les pratiques de la gestion de l'environnement et dans la transmission des savoirs locaux entre les générations.
Enfin - quatrième point - l'UNESCO encourage les Etats à utiliser les TIC pour favoriser une plus grande participation des citoyens à la vie démocratique. Cette perspective peut se concrétiser grâce à:
· l'emploi de l'internet et des autres TIC comme instruments de dialogue entre les citoyens et les autorités ;
· la combinaison des technologies nouvelles et " traditionnelles ", incluant les services offerts par les bibliothèques et les médias communautaires, ainsi que la production, l'adaptation, la traduction et le partage des contenus locaux, ou encore la mise au point de projets pilotes correspondant aux divers contextes culturels ;
· la priorité accordée aux besoins des groupes défavorisés et marginalisés, aujourd'hui exclus, de façon que les sociétés de l'information soient ouvertes et inclusives ;
· l'amélioration de l'accès aux bénéfices de la société de l'information pour les femmes et les jeunes ; l'extension de l'assistance matérielle aux pays qui ne sont pas, aujourd'hui, en mesure d'offrir un accès aux TIC à un grand nombre de leurs citoyens.
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