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Presentation de Manhiça et son télécentre
 
Accueil > Presentation de Manhiça et son télécentre - Mise à jour: 04-11-2003 10:31

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Manhiça Telecentre UsersThe Manhiça Telecentre
Documents
The community of Manhiça and its Telecentre:
Background report: An evaluation study of two telecentres after three years of operation. It includes a participaory needs assessment of young people’s and women’s learning needs.


 





La ville de Manhiça, chef-lieu de district, se situe à environ 80 km au nord de Maputo, à l’endroit où la route principale du pays, la EN1, traverse le fleuve Incomati. Il s’agit d’un carrefour actif où transitent biens et personnes. Le télécentre est situé dans la rue principale, près d’aires de repos et de restaurants très fréquentés.


Le télécentre de Manhiça

Il a été créé en 1999 avec le soutien de l’UNESCO et du Centro de Informática Universidade Eduardo Mondlane (CIUEM).

Il est devenu un centre dynamique avec un directeur à plein temps et un comité de direction très actif. Ce dernier comprend des représentants des principales parties prenantes, gouvernementales ou non gouvernementales, qu’il s’agisse d’associations de jeunes, de groupes de femmes, de membres du conseil municipal, d’écoles ou de groupes culturels et confessionnels.


Activités et équipement

Le télécentre a un matériel de base comprenant trois PC (PII) à l’usage du public, un PC pour l’administration, PC LAN, un concentrateur, un modem, une photocopieuse, un téléphone et un fax ainsi qu’une toute petite bibliothèque. Il propose des cours d’informatique, un service de photocopie, de reliure de documents, de téléphone et de fax, l’accès aux ordinateurs et à l’Internet. La ville dispose d’un relais de communications sur ondes courtes qui devrait garantir la qualité des lignes téléphoniques. L’installation d’une radio valise est prévue à brève échéance.

Le télécentre reçoit chaque jour la visite de plus de cent personnes mais il n’a pas atteint son équilibre financier ni technique. Les prix proposés pour l’accès à l’Internet sont en-dessous du coût réel tandis que l’équipe nationale de coordination du CIUEM doit assurer la révision des PC toutes les trois semaines. Le CIUEM prévoit d’installer une ligne en location à Manhiça afin de réduire les coûts et d’augmenter la rapidité du service. Pour l’instant, il fournit des subsides pour régler les factures téléphoniques du centre. Des solutions viables n’ont pas encore été trouvées mais l’équipe responsable en a fait une de ses priorités.

Les dimensions du bâtiment lui-même commencent à poser problème. Le comité directeur négocie avec différents partenaires dans l’espoir de trouver d’autres locaux.


Usagers et usagères

Les uns et les autres n’utilisent pas les mêmes services. Les filles et les femmes viennent surtout pour téléphoner, tandis que les garçons sont les principaux utilisateurs des ordinateurs. De plus, les filles ne suivent généralement pas les cours d’informatique jusqu’au bout, un problème que le comité directeur n’a pas encore pu résoudre.


Groupes spécifiques d’usagers

Etablissements scolaires :
La ville de Manhiça compte cinq écoles primaires et un établissement secondaire. Les cours sont dispensés en portugais alors même que d’autres langues (shangana, ronga) sont parlées par beaucoup. Manhiça compte également une école de formation de professeurs ; des cours d’alphabétisation gratuits sont proposés aux adultes, et en particulier aux femmes.

Le télécentre a signé des accords avec l’établissement secondaire et l’école de formation de professeurs visant à réunir et compiler des informations sur des sujets choisis, pour réaliser chaque semaine un affichage mural des données collectées sur Internet. L’établissement secondaire bénéficie d’une adresse e-mail et les professeurs peuvent venir préparer leurs documents de travail dans le télécentre.
Le télécentre fournit également un service de photocopie à ces établissements. Jusqu’ici, le télécentre ne s’est pas engagé dans des programmes d’alphabétisation ou d’éducation non formelle bien que le comité directeur envisage cette possibilité.

Associations de jeunes :
Deux groupes sont actifs à Manhiça, l’un soutenu par le Frelimo, le parti socialiste au pouvoir, l’autre créé par des lycéens. Ils ont tout deux des activités culturelles. Le groupe de lycéens monte des pièces de théâtre, jouées parfois à la demande des habitants. Les lycéens utilisent le télécentre pour écrire leurs pièces et maquetter, imprimer et photocopier programmes et tracts. Les plus âgés viennent parfois de leur propre initiative pour compulser des ouvrages de la (modeste) bibliothèque ou pour trouver des informations sur Internet. Jusqu’ici, le centre ne s’est pas engagé dans des activités ou des projets spécifiquement destinés aux jeunes.


Autres caractéristiques de Manhiça


L’agriculture fournit la principale source de revenus, en particulier la canne à sucre, de même que le commerce informel. Une partie importante de la population masculine travaille régulièrement et pendant de longues périodes en Afrique du Sud. Les femmes sont généralement à la tête du ménage et élèvent les enfants tout en gagnant de l’argent.

La grande majorité des habitants sont croyants, les catholiques étant les plus nombreux suivis, loin derrière, par les musulmans.

Les principales fêtes sont le Manhiça Day, le 18 mai, et Natal, le 31 décembre.

Un camp de réfugiés burundais abrite environ deux cents personnes. Certains réfugiés utilisent le télécentre pour suivre un enseignement à distance.

Manhiça doit faire face aux problèmes caractéristiques des petites villes du sud de l’Afrique, chômage, paludisme, VIH/sida, absence de formations utiles, analphabétisme, émigration des hommes, manque d’accès aux moyens d’information et de communications, etc. L’application développée à Manhiça pourra donc être utilie à d’autres communautés de la région.



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