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L’UNESCO célèbre la Journée mondiale de la liberté de presse : les Etats appelés à garantir la liberté de l’information

04-05-2010 (Brisbane)
L’UNESCO célèbre la Journée mondiale de la liberté de presse : les Etats appelés à garantir la liberté de l’information
L’affiche de la Journée mondiale
de la liberté de la presse
© UNESCO
Les quelque 300 participants à la Conférence sur la Journée mondiale de la liberté de la presse de l’UNESCO, qui s’est tenue à Brisbane (Queensland, Australie), ont appelé les gouvernements du monde entier à adopter des lois garantissant le droit d’accès pour tous à l’information détenue par les organismes publics à tous les niveaux, qu’ils soient locaux, nationaux et internationaux.
Cet appel est contenu dans la Déclaration de Brisbane adoptée au terme de la Conférence organisée avec le concours de l’école de journalisme de l’Université du Queensland, les 2 et 3 mai, afin de célébrer la Journée mondiale de la liberté de la presse. Parmi les participants, figuraient des professionnels des médias du monde entier dont 75 journalistes venus d’Etats insulaires du Pacifique.

Dans le cadre de la Conférence, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a aussi remis le Prix mondial pour la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano à la journaliste d’investigation chilienne Mónica González Mujica.

Lors d’une allocution prononcée à l’ouverture des débats le 2 mai, la Directrice générale a souligné le rôle de l’UNESCO en tant que champion de la liberté d’expression et du droit de savoir qui, a-t-elle dit, sont « indispensables à la réalisation de tous les droits de l’homme et sont à la base du renforcement de la démocratie ».

« Il est clair, en outre, que de manière plus directe, les citoyens sont confrontés à un handicap sérieux dans leurs démarches quotidiennes s’ils n’ont pas accès à l’information affectant ou ayant la capacité d’affecter leur vie », a encore déclaré la Directrice générale, avant d’ajouter : « Où que vous viviez dans le monde, lorsque l’on a traversé une période de l’histoire au cours de laquelle son ‘droit de savoir’ a été sévèrement limité, on est particulièrement conscient de ce qu’implique cette absence – et l’on tend à avoir la considération la plus haute pour la liberté de l’information ».

Lors de la cérémonie de remise du Prix mondial pour la liberté de la presse, la Directrice générale a toutefois souligné que la liberté de l’information ne suffisait pas. Elle a dénoncé le fait que « de nombreux journalistes de par le monde continuaient d’être harcelés, intimidés ou agressés en défendant notre droit de savoir ».

« Je n’insisterai jamais assez sur le fait que les autorités nationales ont pour première obligation d’empêcher et de punir les crimes visant des journalistes. Aujourd’hui, j’en appelle aux gouvernements partout dans le monde pour qu’ils assument cette responsabilité des plus urgentes ».

La Directrice générale a rendu hommage à Mónica González Mujica en la qualifiant de « journaliste infatigable qui ne s’est pas laissée entraver dans sa quête de la vérité et dans sa détermination à informer le public de son pays d’origine, le Chili, pendant la dictature militaire ».

La lauréate du Prix mondial pour la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano a fait écho à la dénonciation de la violence contre les journalistes formulée par la Directrice générale, en soulignant les problèmes rencontrés dans sa région, l’Amérique latine. « Tandis que l’ivresse de la démocratie a continué de dominer le discours officiel, la peur et aussi la mort sont revenues dans certains pays – avec de nouvelles armes et méthodes – en s’acharnant dans nos rues. Ce sont les journalistes qui sont en première ligne et qui doivent affronter la menace constante du crime organisé ; celui-ci cherche, par la terreur, à empêcher que ne soient découverts ses réseaux chez les policiers, les militaires, les parlementaires, les patrons, les ministres, les maires, les juges, voire auprès de certains individus se disant journalistes »
Pays/thèmes connexes

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      · Liberté d’information
      · Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano 2010
      · Journée mondiale de la liberté de la presse - 2010
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