Le journal du Cap-Vert A Semana – un exemple de réussite du PIDC
10-01-2007 (Dakar)

L’hebdomadaire cap-verdien A Semana a bénéficié dès ses débuts de l’appui du PIDC. Aujourd’hui, 15 ans après sa création, il fait figure d’exemple pour les médias en Afrique et crée des antennes dans toutes les îles du pays.
Filomena Silva, directrice du journal A Semana, a répondu aux questions d’un représentant du Bureau de l’UNESCO à Dakar.
Pouvez-vous nous parler de A Semana, quels ont été les débuts du journal ?
A Semana a vu le jour avec l’avènement du pluralisme des médias en Afrique, qui a commencé au Cap-Vert en janvier 1991, date des élections pluralistes. A cette époque, il était nécessaire de mettre en place des médias privés, pour permettre à la société civile de s’exprimer. Il fallait lutter contre le monopole d’Etat qui régnait dans les médias. C’est pour cela qu’un groupe de citoyens s’est constitué pour créer A Semana, qui s’est rapidement positionné comme un journal d’intervention jouant un rôle de “chien de garde” dans une société en mutation.
Vous avez bénéficié de l’appui du Programme international pour le développement de la communication (PIDC). En quoi cela a-t-il contribué au succès du journal ?
L’appui du PIDC a été fondamental dans le développement de A Semana. Je me souviens que quand j’ai pris les rênes du journal, A Semana subissait le même sort que celui des autres journaux indépendants. Après seulement deux ou trois ans d’existence, il allait droit vers sa fin par manque de moyens. A l’époque, la presse cap-verdienne ne recevait aucun soutien du gouvernement. On sortait d’un système de parti unique, d’une presse unique et uniforme qui ne reflétait que les opinions du gouvernement. Nous avons donc décidé de soumettre notre projet au PIDC, qui l’a approuvé. L’apport du PIDC nous a permis d’acheter des équipements et de former le personnel.
Depuis cette époque, le PIDC nous a toujours accompagnés dans la réalisation de nos projets. Si aujourd’hui on est considéré comme un organe de référence dans le domaine des médias au Cap-Vert, dans la sous-région et au niveau international, c’est au PIDC qu’on le doit.
En plus de la délégation de São Vicente, vous avez ouvert de nouveaux bureaux dans l’île de Fogo et lancé un journal en ligne. Pourquoi cette extension ?
Nous avons ouvert une première délégation à Mindelo, puis à Sal et à Santo Antão. Cette année, on a ouvert, à l’occasion du 15ème anniversaire de A Semana, la délégation de Fogo qui couvre les îles de Fogo et Brava. L’installation de délégations sur les différentes îles du Cap-Vert permet au journal d’être plus proche des populations locales. Nous nous devons d’être le vecteur de développement et le porte-parole des populations les plus marginalisées.
La version sur Internet, A Semana on line, est le miroir du Cap-Vert, un produit surtout destiné à la diaspora cap-verdienne. Le journal en ligne reflète tout ce qui se passe dans le pays : problèmes économiques, délestages, pénurie d’eau, mais aussi la météo, les taux de change, etc. C’est donc également une bonne base d’informations pour les investisseurs, les diplomates et les touristes. Les statistiques montrent un intérêt accru pour ce portail : les derniers résultats font état de 200 000 visites par mois. On a aussi le journal A Semaninha, dont l’objectif est d’éduquer les enfants à travers les médias.
Quels sont vos projets pour l’avenir ?
Nous en avons beaucoup ! Comme je l’ai dit tantôt, A Semana est devenu une société du multimédia. Nous avons même l’ambition de présenter des programmes radiophoniques et télévisés en synergie avec d’autres partenaires. Mais nous donnons la priorité à la mise en place d’une imprimerie, pour lancer un quotidien.
Pouvez-vous nous parler de A Semana, quels ont été les débuts du journal ?
A Semana a vu le jour avec l’avènement du pluralisme des médias en Afrique, qui a commencé au Cap-Vert en janvier 1991, date des élections pluralistes. A cette époque, il était nécessaire de mettre en place des médias privés, pour permettre à la société civile de s’exprimer. Il fallait lutter contre le monopole d’Etat qui régnait dans les médias. C’est pour cela qu’un groupe de citoyens s’est constitué pour créer A Semana, qui s’est rapidement positionné comme un journal d’intervention jouant un rôle de “chien de garde” dans une société en mutation.
Vous avez bénéficié de l’appui du Programme international pour le développement de la communication (PIDC). En quoi cela a-t-il contribué au succès du journal ?
L’appui du PIDC a été fondamental dans le développement de A Semana. Je me souviens que quand j’ai pris les rênes du journal, A Semana subissait le même sort que celui des autres journaux indépendants. Après seulement deux ou trois ans d’existence, il allait droit vers sa fin par manque de moyens. A l’époque, la presse cap-verdienne ne recevait aucun soutien du gouvernement. On sortait d’un système de parti unique, d’une presse unique et uniforme qui ne reflétait que les opinions du gouvernement. Nous avons donc décidé de soumettre notre projet au PIDC, qui l’a approuvé. L’apport du PIDC nous a permis d’acheter des équipements et de former le personnel.
Depuis cette époque, le PIDC nous a toujours accompagnés dans la réalisation de nos projets. Si aujourd’hui on est considéré comme un organe de référence dans le domaine des médias au Cap-Vert, dans la sous-région et au niveau international, c’est au PIDC qu’on le doit.
En plus de la délégation de São Vicente, vous avez ouvert de nouveaux bureaux dans l’île de Fogo et lancé un journal en ligne. Pourquoi cette extension ?
Nous avons ouvert une première délégation à Mindelo, puis à Sal et à Santo Antão. Cette année, on a ouvert, à l’occasion du 15ème anniversaire de A Semana, la délégation de Fogo qui couvre les îles de Fogo et Brava. L’installation de délégations sur les différentes îles du Cap-Vert permet au journal d’être plus proche des populations locales. Nous nous devons d’être le vecteur de développement et le porte-parole des populations les plus marginalisées.
La version sur Internet, A Semana on line, est le miroir du Cap-Vert, un produit surtout destiné à la diaspora cap-verdienne. Le journal en ligne reflète tout ce qui se passe dans le pays : problèmes économiques, délestages, pénurie d’eau, mais aussi la météo, les taux de change, etc. C’est donc également une bonne base d’informations pour les investisseurs, les diplomates et les touristes. Les statistiques montrent un intérêt accru pour ce portail : les derniers résultats font état de 200 000 visites par mois. On a aussi le journal A Semaninha, dont l’objectif est d’éduquer les enfants à travers les médias.
Quels sont vos projets pour l’avenir ?
Nous en avons beaucoup ! Comme je l’ai dit tantôt, A Semana est devenu une société du multimédia. Nous avons même l’ambition de présenter des programmes radiophoniques et télévisés en synergie avec d’autres partenaires. Mais nous donnons la priorité à la mise en place d’une imprimerie, pour lancer un quotidien.
Pays/thèmes connexes
· Développement des médias : Archives des actualités 2007
· Archives des actualités : 2007
· Cap-Vert : Archives des actualités
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