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L'UNESCO abordera le risque de fragmentation d'Internet et le respect de la liberté d'expression au Forum sur la gouvernance d'Internet

27-10-2006 (Paris)
L'UNESCO abordera le risque de fragmentation d'Internet et le respect de la liberté d'expression au Forum sur la gouvernance d'Internet
Comment empêcher la fragmentation d’Internet, comment garantir la libre circulation des informations dans le cyberespace et le respect du droit à la liberté d’expression ? Ces questions essentielles seront abordées à la première réunion du Forum sur la gouvernance d’Internet qui se tiendra à Athènes du 30 octobre au 2 novembre 2006.
“La révolution de l’Internet, qui permet à tant de gens différents de communiquer, d’échanger des informations et des idées sans être entravés par des barrières géographiques, sociales et culturelles, offre des possibilités insoupçonnées pour le développement des individus et des communautés”, a déclaré le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura.

Mais il met en garde : “Ce potentiel, qui a déjà permis d’améliorer la vie de tant de gens dans le monde entier, dépend de l’ouverture du réseau et du respect des droits de l’homme. L’Internet ne tiendra pas ses promesses si on utilise les questions d’ordre politique et technique, telles que la dénomination des sites, pour ériger des barrières insurmontables à travers le cyberespace qui empêchent les individus d’exercer leur droit à la liberté d’expression et de choisir librement les informations qu’ils souhaitent partager.”

L’UNESCO organise trois séminaires consacrés à ces questions au Forum sur la gouvernance d’Internet :

Le 31 octobre, le séminaire de l’UNESCO, “Vers un Internet mondial et multilingue : comment lutter contre le risque de fragmentation” (co-organisé avec l’ICANN – Internet Corporation for Assigned Names and Numbers – et l’Autorité nationale de réglementation des télécommunications d’Egypte) sera axé sur les actions à mener pour garantir le maintien d’un Internet ouvert et mondial, parallèlement au développement de l’utilisation d’alphabets différents en particulier pour la création de noms de domaine dans les langues n’utilisant pas les caractères latins. Le problème se pose de manière aiguë avec l’accroissement du contenu en écritures non latines mis en ligne. La nécessité d’utiliser des caractères non latins dans les noms de sites doit aller de pair avec le maintien de la transparence des communications dans l’ensemble du cyberespace, afin d’empêcher que l’Internet se fragmente en plusieurs réseaux incompatibles utilisant chacun un alphabet différent.

L’UNESCO et l’Internet Governance Project (IGP), un groupement interdisciplinaire réunissant des universitaires spécialisés dans la gouvernance internationale, la politique de l’Internet et les technologies de l’information et de la communication (TIC), organiseront le même jour le séminaire “Filtrage du contenu et liberté d’expression”. Il réunira des représentants des organisations de défense de la liberté d’expression, des universitaires et des acteurs du secteur, tels que les fournisseurs de services Internet et les fournisseurs d’équipements, venus de différentes régions du monde. Les participants examineront le contrôle exercé par les gouvernements sur le contenu, par le biais de la législation et des barrières techniques comme les filtres. Ils se pencheront également sur le problème de la liberté et de l’harmonisation entre pays dont les critères juridiques définissant un contenu acceptable diffèrent.

Le 1er novembre, le séminaire “Ouverture du cyberespace : les défis de la liberté d’expression” tentera de définir des procédures pour garantir la libre circulation des informations dans un Internet ouvert et transparent. Seront abordées les questions suivantes : comment développer des modèles intégrateurs, participatifs et ouverts dans le cyberespace ; les mécanismes de réglementation au niveau national et international ; le renforcement de la fiabilité de l’Internet ; la protection de la vie privée et des droits individuels ; la promotion de l’ouverture, indispensable pour bâtir des sociétés du savoir intégratrices.

Depuis sa création il y a 60 ans, l’UNESCO s’est donné pour mission de faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image. A l’issue du Sommet mondial sur la société de l’information (Tunis, 2005), l’Engagement de Tunis et l’Agenda de Tunis pour la société de l’information ont reconnu que la liberté d’expression et la libre circulation des informations, des idées et du savoir sont essentielles pour la société de l’information et le développement, avec l’accès à l’information, la reconnaissance du rôle des médias et le respect de la diversité culturelle et linguistique. Le SMSI a également invité l’UNESCO à participer au développement des grandes orientations suivantes : accès à l’information et au savoir ; renforcement des capacités ; téléenseignement et cyberscience ; diversité culturelle et linguistique et contenus locaux ; médias ; dimensions éthiques de la société de l’information ; coopération internationale et régionale.
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