Création d’une audiothèque en Palestine pour promouvoir la littérature arabe classique dans les écoles et à la radio
18-09-2006 (Ramallah)

Rami Lafi
© Birzeit University
« Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la vie à elle-même. Ils viennent à travers vous mais non de vous, et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. » Les vers immortels de Khalil Gibran feront partie des meilleurs morceaux choisis de la littérature et la poésie arabes enregistrés au format livre audio pour la radio et les écoles palestiniennes.
Une audiothèque riche de cent heures de morceaux choisis de la littérature et la poésie arabes vient d’être créée pour les auditeurs, les personnes aveugles et analphabètes, et les écoles dans les territoires palestiniens de Cisjordanie et Gaza.
Le projet mené par l’Institut des médias de l’Université de Bir Zeit (BZUMI) et financé par le Programme international de l’UNESCO pour le développement de la communication (PIDC), avec le généreux soutien de la Finlande et du Royaume-Uni, a pour objectif de promouvoir la littérature sous forme de livres audio et de développer les programmes culturels et éducatifs sur les chaînes de radio palestiniennes.
Les livres enregistrés reprennent des œuvres de la littérature classique et contemporaine de la région, comme « Le Livre des jours », l’autobiographie de Taha Hussein, l’un des plus grands écrivains arabes du XXe siècle, « Le Prophète » de Khalil Gibran et « Al Nazarat » (Regards), recueil d’essais et de nouvelles de Mustafa Lutfi Al Manfaluti.
Le format audio est particulièrement adapté à la lecture publique de la poésie ancienne et contemporaine, qui est depuis toujours une composante essentielle de la littérature arabe. L’audiothèque comprend des œuvres de poètes célèbres d’Egypte, d’Iraq, du Liban, du Maghreb, de Palestine et de Syrie, enregistrées au format audio numérique MP3.
« Toutes ces œuvres forment un important corpus du patrimoine culturel et humain de la littérature arabe, qui va permettre de favoriser un climat de liberté et d’ouverture dans le monde arabe où la dimension culturelle est actuellement trop souvent reléguée au second plan », explique Aref Hijjawi, ancien directeur du BZUMI et promoteur du projet.
Le centre de production radiophonique du BZUMI a mis tous les moyens en œuvre pour revivifier la tradition de lecture publique et de récitation en faisant appel à des écrivains et des animateurs de radio triés sur le volet, afin d’offrir des enregistrements littéraires de grande qualité.
« Nous allons promouvoir une tradition de lecture à haute voix, pour le public et les auditeurs de radio, à un moment où plusieurs indicateurs montrent qu’on lit de moins en moins de livres dans le monde arabe. Il ne s’agit pas de remplacer la lecture silencieuse, mais de redonner aux gens le goût de lire », ajoute Aref Hijjawi.
Le projet a reçu un accueil enthousiaste en Cisjordanie et à Gaza, où 21 chaînes de radio locales vont proposer régulièrement des émissions réalisées à partir de l’audiothèque. Le ministre palestinien de l’Education et de l’Enseignement supérieur va inclure des œuvres enregistrées dans les programmes scolaires (cours de langue arabe dans le secondaire). En outre, un noyau de l’audiothèque sera fourni à neuf écoles pour aveugles.
Le projet mené par l’Institut des médias de l’Université de Bir Zeit (BZUMI) et financé par le Programme international de l’UNESCO pour le développement de la communication (PIDC), avec le généreux soutien de la Finlande et du Royaume-Uni, a pour objectif de promouvoir la littérature sous forme de livres audio et de développer les programmes culturels et éducatifs sur les chaînes de radio palestiniennes.
Les livres enregistrés reprennent des œuvres de la littérature classique et contemporaine de la région, comme « Le Livre des jours », l’autobiographie de Taha Hussein, l’un des plus grands écrivains arabes du XXe siècle, « Le Prophète » de Khalil Gibran et « Al Nazarat » (Regards), recueil d’essais et de nouvelles de Mustafa Lutfi Al Manfaluti.
Le format audio est particulièrement adapté à la lecture publique de la poésie ancienne et contemporaine, qui est depuis toujours une composante essentielle de la littérature arabe. L’audiothèque comprend des œuvres de poètes célèbres d’Egypte, d’Iraq, du Liban, du Maghreb, de Palestine et de Syrie, enregistrées au format audio numérique MP3.
« Toutes ces œuvres forment un important corpus du patrimoine culturel et humain de la littérature arabe, qui va permettre de favoriser un climat de liberté et d’ouverture dans le monde arabe où la dimension culturelle est actuellement trop souvent reléguée au second plan », explique Aref Hijjawi, ancien directeur du BZUMI et promoteur du projet.
Le centre de production radiophonique du BZUMI a mis tous les moyens en œuvre pour revivifier la tradition de lecture publique et de récitation en faisant appel à des écrivains et des animateurs de radio triés sur le volet, afin d’offrir des enregistrements littéraires de grande qualité.
« Nous allons promouvoir une tradition de lecture à haute voix, pour le public et les auditeurs de radio, à un moment où plusieurs indicateurs montrent qu’on lit de moins en moins de livres dans le monde arabe. Il ne s’agit pas de remplacer la lecture silencieuse, mais de redonner aux gens le goût de lire », ajoute Aref Hijjawi.
Le projet a reçu un accueil enthousiaste en Cisjordanie et à Gaza, où 21 chaînes de radio locales vont proposer régulièrement des émissions réalisées à partir de l’audiothèque. Le ministre palestinien de l’Education et de l’Enseignement supérieur va inclure des œuvres enregistrées dans les programmes scolaires (cours de langue arabe dans le secondaire). En outre, un noyau de l’audiothèque sera fourni à neuf écoles pour aveugles.
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- Bureau de l’UNESCO à Ramallah
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