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Communication et information – Service des actualités

Kofi Annan invite des personnalités de la radio et de la télévision à contribuer à la création de la société, 'ouverte et inclusive', de l'information

10-12-2003 ()
Kofi Annan, Secrétaire général de l’ONU, a invité hier à Genève les personnalités de la radio et de la télévision du monde entier à contribuer à l'effort consistant à créer une société ‘ouverte et inclusive’ de l'information dans laquelle la connaissance enrichira tous les peuples, et servira la cause de l’amélioration de la condition humaine.
Kofi Annan s’est adressé lors de l'ouverture du Forum mondial des médias électroniques, durant lequel l'UNESCO organise un atelier sur le service public de radiotélévision (PSB), se concentrant sur les défis actuels et futurs de PSB.

L'atelier est organisé dans un contexte où PSB, indépendant du point de vue de la rédaction, doit prouver sa pertinence quant à la forte interaction d’un changement de facteurs culturels, politiques, commerciaux et technologiques.
La raison d’être du service public de radiotélévision - ni commercial, ni étatisé – consiste à offrir un service public, un espace public où tous les citoyens sont bienvenus et considérés comme égaux. Dans les pays en voie de développement, le service public de radiotélévision a pour mission principale de favoriser l'accès à l'éducation et à la culture, de développer la connaissance et de stimuler l'interaction entre citoyens.

Dans les remarques à l'ouverture du WEMF à Genève, Kofin Annan, Secrétaire général de l’ONU, a noté "la puissance et le paradoxe" auxquels font face les producteurs et les consommateurs de médias électroniques à l’ère de l'information.

Il a mis l’accent sur le fait que "La puissance est claire : pour instruire et amuser ; pour inspirer et informer ; pour déclencher l'alarme et réveiller les consciences ; pour rapprocher des personnes; et pour faire briller une lumière sur l'injustice".

Mais, M. Annan a également ajouté que malgré le fait que les médias électroniques peuvent sembler être partout, le paradoxe est qu’"il y a des millions de personnes dans le monde qu'ils n'atteignent toujours pas."

Il ajoute "Nombreux sont ceux qui n'ont pas l'électricité, et encore moins de médias électroniques. D'autres sont trop pauvres pour acheter des télévisions, des radios ou des antennes paraboliques". En outre, les barrières n’étaient pas seulement techniques, car les signaux sont radiodiffusés dans un nombre limité de langues, alors que dans certains pays il n'est pas légal de recevoir des signaux provenant de l'étranger.

Il dit que "Le fossé numérique n'est pas simplement numérique; il reflète de larges disparités dans la liberté, la richesse, et la puissance, et finalement dans l'espoir pour un meilleur avenir. Nous sommes ici ensemble à Genève pour réunir puissance et paradoxe, et proposer un plan comme le feraient des partenaires".

Les panels, ateliers et principaux discours du forum – qui ont débutés ou ont été mis à la disposition dès vendredi et sont organisés par l'ONU, en coopération avec l'Union européenne pour le service public de radiotélévision (EBU) et la Suisse, – exploreront le rôle croissant des médias dans la société de l'information, et examineront les principaux thèmes tels que l'accès universel à l'information, la liberté d'expression, la diversité culturelle, le développement économique, la cohésion sociale et l'éducation.

Le forum est un événement parallèle au Sommet mondial à haut niveau sur la société de l'information (SMSI), qui commence demain. L’objectif du Sommet est d’adresser un défi consistant à utiliser les technologies de l'information et de la communication (TIC) pour combattre des problèmes mondiaux comme l'analphabétisme et la pauvreté.

M. Annan a insisté sur le fait que le but "n'est pas d’avoir plus d'information dans plus d'endroits, mais une société de l'information -- ouverte et inclusive -- dans laquelle la connaissance aura pour fonction d’enrichir tous les peuples, et servira et servira la cause de l’amélioration de la condition humaine."

Notant que dans cet effort, les médias étaient des camarades des dépositaires, dit-il : la "liberté de la presse est essentielle si vous devez remplir ce rôle indispensable. Il est une chose pour les gouvernements d’établir des normes de standardisation et de politique, mais s’ils vont plus avant, à savoir au plus bas de la pente vers la censure le harcèlement, nous tous – et potentiellement tous nos droits - sont mis en péril. Le Sommet doit réaffirmer cette liberté fondamentale.

Il a ajouté qu’"Avec l'explosion de la connaissance et des moyens, nous avons plus que jamais la capacité d'atteindre des buts de développement que nous n'avons jamais eus avant, et d’autres que nous avons cherchés durant beaucoup, beaucoup d'années. Comme les personnes témoins à la veille de l’ère industriel, on a donné aux gens à travers le monde leurs premiers et formidables aperçus des nouvelles réalisations à venir".

"Partout dans le monde en voie de développement, tandis qu’antennes et paraboles poussent dans tout le paysage – certaines d'entre elles placées là pour défier les autorités –, nous pouvons voir l'immense soif de raccordement. Montrons-leur que nous écoutons et que nous allons les aider à accomplir leurs rêves" a-t-il conclu.
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      · Radiotélévision publique : Archives des actualités 2003
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